Éditorial du n° 3

La culture urbaine se nourrit d’expériences et de connaissances. Mais notre relation à la ville est aussi affaire de représentations, d’images, qui structurent notre compréhension de ses territoires, les significations et les valeurs que nous leur accordons.

Les médias jouent un rôle primordial en la matière. De façon plus pérenne, les expressions artistiques transforment les manières de voir. Les impressionnistes nous font admirer les paysages à leur façon, avec leur touche. Les comptoirs de café se prennent pour des tableaux d’Edward Hopper. Et le Taxi Driver de Martin Scorsese comme le Manhattan de Woody Allen accompagnent inévitablement le touriste dans New York.

Dans le cinéma, la ville est omniprésente. Les imaginaires urbains sont indissociables des productions cinématographiques. Fellini hante les rues de Rome comme Carax, Carné, Rohmer ou Truffaut celles de Paris. Collateral (de Michael Mann) et Mulholland Drive (de David Lynch) avivent le mythe mégapolitain de Los Angeles.

La ville a pris toute sa place dans nos inconscients collectifs, par la peinture, par le cinéma, par la littérature aussi. La ville peuple romans et poèmes. Plus qu’un décor, elle en est souvent le personnage principal. Les « polars » aiment les périphéries. La ville « hors les murs » a également inspiré l’œuvre poétique de Jacques Réda, les souvenirs d’enfance d’…

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