La fête, sismographe de notre société
Entretien avec Emmanuelle Lallement
Emmanuelle Lallement est anthropologue, spécialiste de l’anthropologie contemporaine et urbaine. Elle est professeure des universités à l’Institut d’Études Européennes de Paris 8 où elle est responsable du parcours de master Villes Européennes, urbanisme, aménagement et dynamiques sociales. Elle est chercheuse au LAVUE (Laboratoire Architecture Ville Urbanisme Environnement) et membre de l’équipe ALTER de Paris 8. Elle développe des recherches sur les villes, à partir d’une ethnographie des situations urbaines festives, commerciales, touristiques, culturelles, à Paris en particulier. Elle est également responsable de l’axe Penser la ville contemporaine à la Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord. Ses recherches récentes portent sur les usages sociaux et politiques des fêtes et des rassemblements festifs contemporains.
La fête est-elle un sujet « sérieux » qui fait sens dans notre société ?
S’il existe un cadre conceptuel très sérieux du phénomène festif, notamment pour les anthropologues, il y a un phénomène empirique varié qui renvoie à la joie, à l’effervescence collective, au rassemblement, à la rupture du temps et la transformation de l’espace.
En revanche, cela reste un objet de recherche qu’il faut sans cesse légitimer, jugé comme peu noble. J’ai coutume de dire que si ce n’est pas un objet sérieux, c’est en revanche un objet à prendre très au sérieux pour qui s’intéresse à la vie sociale.
La fête est un phénomène social total dans lequel se joue différents aspects de la société toute entière. On peut y lire des phénomènes culturels et sociaux plus vastes, des formes d’organisations sociales, des formes religieuses mais aussi politiques et économiques. Et un sens particulier que les gens donnent à ce qu’ils font. Car la fête, sous ses apparences de phénomène spontané et désordonné, est un chaos organisé et scénographié, jusqu’à être ordonné quelque fois. Dans le même temps, elle représente cette « soupape », ce moment à part de nos vies sociales, qui est d’ailleurs souvent expérimenté : le moment de bascule de la fête, ce petit moment de syncope qui donne le ton, qui entraine le mouvement et fait sortir de son état, quelque fois même provoque des états de conscience modifiés.
De fait, la fête constitue donc un sujet sérieux pour qui s’intéresse aux sociétés humaines, d’ici et d’ailleurs, contemporaines et plus anciennes et à ce qui fonde les liens sociaux. Pour exemple, c’est un moment de socialisation individuelle décisif, souvent associé à la jeunesse. Non pas que la jeunesse soit la seule catégorie de population à faire la fête, mais elle est structurante à un moment particulier de sa trajectoire de socialisation : c’est l’âge où se joue la construction de ses identités en dehors des appartenances familiales, voire de formes de rupture avec ses origines. La fête représente la rencontre et la sortie : rencontre avec l’autre et sortie de « chez soi ».
Si la fête participe de la socialisation, ne peut-elle pas être également source d’exclusion ?
Précisément on entre ici dans une des caractéristiques majeures du phénomène festif : son ambivalence. La fête est souvent définie comme une rupture de l’ordre social, comme un élément qui surgit, qui déstructure voire déconstruit, mais dans le même temps et consubstantiellement, elle est immergée dans l’ordre social, elle en épouse les formes voire le consolide. Elle ne détruit pas, mais elle redit les choses différemment. C’est pourquoi le registre de l’inversion est souvent évoqué : elle fait basculer, elle transgresse, elle permet des inversions de rôle, de hiérarchies, mais toujours de manière éphémère. Ainsi la fête n’est pas exempte d’inégalités sociales ; au contraire, elle peut aller jusqu’à les surligner et les reproduire. Dans le récit qu’on en fait, la fête renvoie plutôt à la rencontre entre égaux, on y serait « tous ensemble et tous pareils » précisément parce qu’elle se décale de la vie sociale ordinaire. Mais toutes les fêtes ne se ressemblent pas. Elles sont bien souvent l’illustration des inégalités socio-spatiales. Et le fait que le thème de l’inclusivité soit omniprésent dans les fêtes contemporaines vient le signifier : c’est bien parce que certaines fêtes sont particulières exclusives voire élitistes, que d’autres émergent avec cette volonté d’inclusivité. Faire communauté dans la fête est un des enjeux majeurs, que celle-ci soit inclusive ou à l’inverse très sélective. Produire des fêtes dans un cercle d’interconnaissances où on partage les mêmes valeurs, les mêmes identités, peut même constituer une des seules manières de s’y sentir « secure ».

Il ne faut donc pas être irénique sur le phénomène festif, tant il épouse les contradictions et tensions de notre société. Par exemple, une analyse genrée de la fête nous le montre bien : les femmes s’y sentent-elles aussi « à la fête » que les hommes quand leur sécurité est en jeu, quand elles doivent développer des stratégies pour ne pas subir des actes de violence masculine, quand elles doivent faire preuve de davantage de self control que les hommes pour qui le débordement festif semble davantage toléré voire encouragé ? Malheureusement non.
Au regard de la crise sanitaire de Covid-19 que nous avons traversée, peut-on dire de la fête qu’elle est « essentielle » ?
Ces dernières années sont venues hiérarchiser les activités sociales selon qu’elles soient essentielles ou non essentielles et il est évident que la fête ne s’est pas trouvée en tête de liste ! On peut dire qu’avec les activités culturelles, elle s’est même retrouvée en bas de l’échelle de la nécessité. La fête a ainsi subi une dégradation dans l’ordre social puisqu’elle était considérée comme étant l’activité la plus futile voire la plus dangereuse. C’était le vital qui était en jeu. Et nos vies ont été ramenées à leur dimension biologique. Cette hiérarchisation des activités a d’un côté entraîné une perte de valeur de la fête, et de l’autre une réactualisation de « l’essence de la fête ». Un double mouvement s’est aussi produit, dénonçant d’une part « les fêtards » (avec une répression quelque fois démesurée), de l’autre rechargeant la fête de son caractère essentiel sur le plan social (avec souvent un enjeu de transgression). L’ambivalence du phénomène festif est donc bien encore présente. Elle produit des polarités fortes et fait tenir ensemble des tensions voire des contraires, bien caractéristiques de notre condition humaine.
Toutefois tout n’a pas été bouleversé par la période de la pandémie Covid-19. Cette double dynamique était déjà à l’œuvre, elle a été accélérée par la crise sanitaire et médiatisée de manière évidente voire spectaculaire. On a vu combien le resserrement de liens autour de « la petite famille », de la maison, du travail, de la consommation était déjà présent auparavant, et on a pu constater à ce titre qu’au cœur du deuxième confinement, il fallait « sauver Noël », fête de rassemblement familial et temps fort de consommation dans notre société. Le réveillon du 31 décembre s’est vu en revanche interdit par les autorités, en tant que fête de l’espace public, des amis, des rassemblements plus « débordants », de l’effervescence festive par excellence, donc de l’incontrôlable, légitimant l’action policière. Cela rappelle également la trame religieuse de la fête dite légitime, bien que nous soyons dans un état laïc. Sans compter le fait que tout le monde, selon son origine culturelle, sociale, sa condition sociale, ne fête pas Noël.
Si bien que lors de ce 31 décembre 2020, tout un chacun s’est peu ou prou retrouvé dans la position du « transgresseur » de règles. Rien de tel pour éprouver le sens de la fête !
La fête a-t-elle retrouvé ce caractère « essentiel », trois ans après la crise sanitaire ? Le repli autour du travail et de la petite famille s’est-il atténué ?
En tant qu’anthropologue, mon approche de la fête est semblable à celui d’un sismographe. Je suis les valeurs qu’on y attribue en fonction des moments de crise. Ce qui m’intéresse, c’est l’idée de faire une sismographie de la fête en ce sens qu’elle épouse toutes les crises et les soubresauts de notre société. C’est en cela que je parle d’ondes de choc. On pourrait également parler d’une sorte d’ethnographie morale.
On voit que la fête a retrouvé une charge quasi sacrale alors même qu’elle était depuis des années l’objet de critiques majeures liées à son caractère de plus en plus institutionnalisé, commercial, « récupéré », voire « faux ». La pandémie nous a prouvé qu’elle était encore bien vivante et son interdit a créé une inventivité incroyable de nos contemporains pour continuer à « faire la fête », même dans des conditions difficiles et peu propices aux échanges « corps à corps ». De même elle a mis au jour des formes de réflexivité ordinaire voire de travail d’ingénierie culturelle et personnelle : comment faire la fête, à combien, où, dans quelles conditions ?
N’oublions pas que nous étions soumis à la question de la « jauge » pour tout rassemblement, entrainant des règles jamais connues auparavant comme par exemple le droit d’être enterré avec 30 proches, mais de se marier avec seulement 10 convives. Et ce qui a marqué la période a été la grande observance des règles aussi. Car ce sont des valeurs morales qu’on attribue à la fête et qui dictent nos conduites.
À la fin du confinement, c’est au contraire à la logique des « retrouvailles » que nous devions nous conformer. Pouvoir se retrouver dans un cercle élargi, sortir et investir les lieux de la ville, reprendre ses activités sociales, sportives et culturelles : autant de pratiques auparavant ordinaires qui sont devenues alors considérées comme festives. On se souvient de la séquence médiatique du Président de la République se rendant sur une terrasse de café, donnant ainsi le signal que, ce faisant que nous retrouvions une vie normale, tout était fête, un peu à la manière d’un après-guerre. Si aller au théâtre, aller au cinéma, prendre un verre en terrasse étaient alors des pratiques considérées comme festives, la colonisation du terme « fête » a pu banaliser la fête elle-même, précisément juste après sa période de restriction. Pour autant, ces retrouvailles n’ont-elles pas aussi produit des formes d’injonctions ? Tout le monde ne s’est pas remis à faire la fête à la suite de ces confinements qui ont été marquants et traumatisants socialement et psychologiquement. Des gens sont restés dans des formes de solitude, d’anxiété sociale, de difficulté à retrouver une sociabilité qu’ils avaient auparavant. Puisque toutes nos activités ont été rapatriées à la maison, pourquoi sortir au cinéma ? Tel a été l’enjeu du secteur culturel : faire ressortir les gens. Dans cette période, le premier signal positif est venu du secteur culturel des festivals qui ont fait « carton plein » dès le premier été. L’essence de la fête y est clairement lisible : un public plutôt jeune, un effet de rendez-vous, une occupation d’espace de manière éphémère, une programmation culturelle, un espace-temps de rencontres, et à l’horizon de la liesse collective. Plus que la pratique culturelle en soi, c’est la libération des pratiques sociales qui a suscité un tel engouement.
La fête est-elle, selon vous, un espace de confrontation ?
La fête n’est pas un espace de confrontation en soi, mais cela ne l’empêche pas d’être un haut lieu du politique, au sens de la dynamique de pouvoir qui se trouve au cœur des sociétés.
La fête peut également se donner à voir comme expression politique dans le sens où elle peut être vectrice de revendications, d’affirmations de droit pour des minorités. Plus qu’une confrontation, j’observe un entrelacement du motif festif et du motif contestataire. Par exemple, lors du mouvement de manifestations contre la réforme des retraites (printemps 2023), il y avait systématiquement des performances dansées. Je pense en particulier à ces femmes en début de cortège qui partaient dans des sortes de chorégraphies qu’un anthropologue aurait pu considérer comme une forme de transe. C’est donc à la fois extrêmement festif et revendicatif. De même certaines fêtes, notamment après la période pandémique, ont pu être traitées comme des manifestations politiques, à l’image de la fête de la musique 2020 qui à Paris a fait l’objet d’une intervention policière, exactement comme une manifestation qui se termine par des « débordements ».
Aujourd’hui, nous sommes toujours dans une hiérarchie des valeurs que l’on attribue au phénomène festif. Restent des positions très marquées dans l’échelle des légitimités culturelles festives. Par exemple, le mouvement techno et les rave party qui font pourtant partie des pratiques culturelles de nos contemporains, sont gérées par le ministère de l’Intérieur et non pas par le ministère de la Culture, tant la question de trouble à l’ordre public reste ancrée. Ce qui fait poser la question de la reconnaissance par les autorités du secteur des professionnels de la fête, pourtant structuré, formé. On observe ça et là une stigmatisation de certains groupes sociaux, de la part d’instances extérieures, précisément en raison du symbole que représente leur fête pour l’édification de valeurs communes. Encore une fois, si la fête est un phénomène universel, elle est aussi celui qui traduit les caractéristiques culturelles et sociales et qui donne à lire l’usage politique qui en est souvent fait.
Dans ce sens, et toujours comme signe de cette hiérarchisation des valeurs festives, les Jeux Olympiques de Paris 2024 deviennent une fête officielle, qui sans doute écrasera d’autres possibilités festives : certains festivals ne pourront pas avoir lieu, d’autres devront être décalés, tant les forces de l’ordre seront mobilisées sur ce méga-évènement que sont les JOP.
La fête n’est-elle pas parfois une forme de marketing territorial ?
Les fêtes en milieu rural, qui ont d’ailleurs connu une revitalisation extrêmement forte depuis les années 1970, existaient avant que l’on parle de marketing territorial. Les fêtes contribuaient à rythmer la vie des communautés rurales. Il y avait également un enjeu de transmission, les jeunes reprenant la même façon de faire la fête que les anciens. Les fêtes villageoises, c’était aussi le moment de retrouvailles avec ceux qui sont partis du territoire.
L’aspect « marketing » est sans doute apparu lorsqu’on a commencé à mettre les territoires en concurrence entre eux, l’attractivité devenant l’alpha et l’oméga du développement local. Lorsqu’on attribue à un territoire cette valeur d’attractivité, la fête devient effectivement un outil de fabrique de l’image. La fête est alors censée représenter l’authenticité d’un territoire. Les touristes sont attirés par cette impression de « consommer de l’authentique », de participer à quelque chose qui est typique aux yeux des gens du coin. Toutefois, il ne faut pas que ce folklore sonne faux. S’il n’y avait pas de Pyrénéens à la fête de l’ours, il n’y aurait plus de touristes non plus !
D’un point de vue économique, on prête une attention particulière aux retombées locales. On dit que la fête est un « booster » de territoire. Si bien que les évènements festifs et culturels sont devenus comme des recettes bien connues pour faire exister « autrement », faire voir « autrement », faire vivre « autrement » telle ou telle ville, tel ou tel lieu. Le caractère éphémère de la fête n’en produit pas moins des effets pérennes : combien de territoires sont désormais identifiés comme plus festifs, donc plus dynamiques, donc plus attractifs, que d’autres ? Au point que certaines villes françaises sont vues comme des modèles du genre, à ce titre un modèle qui potentiellement peut être reproduit ici et ailleurs. Qu’en est-il alors du risque de banalisation et de standardisation de la recette évènementielle festive ? Aussi, à l’horizon de cette attractivité économique par la fête à échelle territoriale ou urbaine, la valorisation économique se donne à voir comme une médaille à deux faces : d’un côté la lumière de la fête avec ses apports de diverses natures, de l’autre l’ombre portée de la fête avec ses effets parfois de gentrification de certains quartiers, de changements sociologiques qui ont un effet sur les populations locales.
La fête joue donc un rôle particulier et quelque fois majeur au niveau urbain. Je vais prendre l’exemple de Nantes dont les évènements culturels et festifs ont contribué fortement à renouveler son image et à développer son attractivité. Des personnes se sont installées à Nantes parce que la ville a bénéficié d’une image positive et dynamique d’un point de vue culturel avec des petits et des grands évènements. Aujourd’hui, on ne peut pas vraiment parler de rétropédalage, mais il y a une volonté de faire en sorte que cette offre bénéficie à la population locale. Il faut faire attention à ce que l’attractivité extraterritoriale garde un sens pour les « gens du coin ».
À ma connaissance, aucun territoire n’a annulé de festival en raison d’une trop forte attractivité. Lorsque les évènements existent, l’enjeu est plutôt de les réguler en jouant sur la programmation pour que l’événement s’adresse aussi aux habitants.
L’attractivité festive semble parfois dépasser certains territoires. Existe-t-il un bon dosage ?

Oui ce type d’attractivité, couplé au tourisme urbain, submerge quelquefois des territoires. Dans le cas précis du tourisme festif urbain, les questions spatiales, mais aussi temporelles sont intéressantes. Il s’agit de villes particulières, de villes européennes qui sont devenues très attractives sur le plan touristique. Un tourisme caractérisé par des séjours « flash ». C’est souvent cet aspect très éphémère qui est difficile à vivre pour les habitants. Les touristes sont dans une posture de consommateur de la ville. On est à l’opposé de ce qu’on appelle le tourisme durable. Les personnes qui vont passer deux jours de fête à Budapest, ont-elles conscience d’être en Hongrie ? On y vient aussi parce que les vols et les logements sont encore peu onéreux. Le tourisme festif transcende souvent les caractéristiques nationales, tout en s’alimentant d’un imaginaire local ou national réel ou supposé.
À Berlin, la situation n’est peut-être pas la même. Il existe une profondeur historique singulière. Après la chute du mur, il y a eu une forme de réappropriation de lieux qui étaient auparavant interdits. La techno a alors été érigée comme mouvement culturel et non comme un outil de marketing territorial. On dit souvent de Berlin qu’il y a une forme d’énergie transgressive liée aux années de plomb vécues par les habitants.
À l’échelle d’une ville, le « ressort » festif permet ainsi de faire réellement émerger de nouveaux lieux, donc de nouveaux rapports des citadins à leur ville. Par exemple, sans l’évènement des Nuits Blanches à Paris, y aurait-il eu Le 104, ce lieu culturel désormais identifié comme lieu culturel parisien et ancré dans le quartier comme dans la ville ? La fête provoque un changement d’état qui met en valeur des lieux qu’on ne voyait pas avant, ou auxquels on n’attribuait pas de valeur. La fête devient alors non pas un outil marketing, mais un outil de programmation urbaine. La fête vient aujourd’hui souvent en liminaire d’un projet. Faire une fête pour rouvrir un lieu auparavant fermé, l’occuper provisoirement par une programmation culturelle et festive, « l’activer » de manière festive c’est provoquer la petite rupture nécessaire, ce petit « avant/après » nécessaire, ce petit trouble producteur de nouveau sens. Elle met en lumière, ce faisant, comme l’art, la fête donne à voir et à vivre.
Reste ce n’est pas un outil institutionnel comme les autres puisqu’on ne peut pas véritablement imposer la fête, au risque d’y provoquer des résistances. Il semblerait qu’on ne puisse que proposer la fête, pas la décréter. D’ailleurs, le succès repose sur la participation, tant les fêtes urbaines s’apparentent à des performances de l’espace public. Si les gens ne viennent pas, c’est un échec. Aujourd’hui, la montée en puissance de la concertation et de la participation citoyenne va nécessairement provoquer une montée en puissance de la fête comme outil de l’action publique, mais avec des évènements non pas « subis », mais « voulus », voire créés par les habitants eux-mêmes.
La fête a cette puissance d’être à la fois « one shot », mais aussi un rendez-vous attendu, tout aussi bien qu’une expression d’une identité historique, passée ou à venir… La fête, c’est une recette qu’il faut savoir doser, une cuisine extrêmement délicate !